Titre : Folie littéraire
Auteur : Mello.
Genre : Drame
Rating : Général
Divers : Les personnages ne sont pas les miens mais ceux de Masashi Kishimoto. Sachant que les caractère ont été modifié (O.O.C ) - Chapitre non corrigé-
Inspiration : Céline et "La fille aux semelles de plombs" de Jean Molla.
Image : Elle n'a rien à voir avec l'histoire ...
Je regardai avec une attention avide, le mouvement répétitif de ses lèvres, j'écoutai le son singulier de sa voix, scrutai chacune de ses paroles, les répétant dans ma tête sans interruption. La littérature ... Splendide. Chaque cours me permettait de m'évader. Lui, c'était mon prof, de français bien évidemment. L'une des choses qui m'intéressait le plus chez lui, était sa manière de parler de Marivaux, Montesquieu, Rimbaud et Voltaire, grands écrivains français. Mon attention se perturba lorsqu'une lourde mèche de cheveux retomba sur mon visage, m'empêchant de voir de l'½il gauche. Je remis furieusement cette mèche rebelle ayant troublé ma concentration.
Il leva les yeux vers moi, j'eus la tête haute, pas question de se laisser faire, je souris ironiquement à son égards, puis il me le rendu tendrement. Je détournai le regard, mais lui ne cessait de me regarder, cela m'énervait, qu'il joue avec moi ...
La sonnerie retentit. Tout le monde se leva et se dirigea vers la porte. Je fis de même, mais comme à mon habitude, mes pieds se dirigèrent au bureau de mon prof. Pour parler, encore et toujours de littérature.
*
Devant moi, se tenait une tasse de café, j'enlevai l'emballage de mon sucre et le laissa tombé vulgairement dans la boisson chaude avec un mouvement vague et habituel. Le sucre créa de fines ondes sur la surface liquide et brune, puis se décomposa, petits grains par petits grains. Je regardai cela avec attention, puis apportai le breuvage à mes lèvres, sentant la chaleur et l'odeur suaves de celui-ci.
_______- Tu as vu comment il te regardait, s'exclama Kin.
_______- Je réfléchissais, tu m'as coupé dans ma réflexion. Non, je n'ai pas vu. Non, il ne m'intéresse pas. Et oui, j'aimerai que tu me laisse tranquille, d'autres questions ? répondis-je sèchement.
Elle me regarda d'un air béat. Elle soupira, et marmonna quelque chose d'à peine audible. Je savais très bien de qui elle parlait, il ne m'intéressait pas, j'en étais convaincue.
_______- Tayu ! Je t'aime !
Il manquait plus que lui, Sakon, devant moi, souriait ironiquement. Quand arrêterait-il ses conneries. Il m'énervait, que voulait-il à la fin. Je l'aimais bien mais bon. Il me demanda s'il pouvait me raccompagner, pour qu'il me lâche je répondis favorable. Il eu un sourire en coin, je n'y fis point attention.
*
On marchait, il me racontait plein de chose sans importance que je n'écoutais que distraitement. Il se tût. Cela me surpris, bizarre, lui qui était si exciter d'habitude. Nous entrâmes dans une ruelle étroite où le bourdonnement des voitures se faisait de plus en plus sourd. Soudainement, il me plaque contre le mur et lâcha presque furieusement :
_______- Qu'est ce que je suis pour toi ? Hein ? Juste un emmerdeur, c'est ça ?
Je fus étonnée de son ton, puis resta interdite. Il avait raison, il ne me servait qu'à me raccompagner, et encore des fois il me soûlait, mais quand même, je l'appréciais, mais rien d'autre.
Sur cet instant, il m'embrassa avec force et resserra son étreinte. J'avais peur. Je ne comprenais pas. J'essayai de me débattre sans succès, ses gestes se faisaient de plus en plus entreprenants et gênants. Je lui priai d'arrêter, il fit comme si de rien était, et continua. Ses mains se posèrent le long de ma taille, et d'un seul coup, déchira ma chemise violemment. Je tremblais, je voulais crier, hurler, aucun son ne sortait. Mes yeux s'humidifièrent, des larmes coulèrent le long de mon visage. Ma tête tournait. Quelques cheveux s'accrochait à mes joues humides, ses lèvres me parcourant, descendant le long de mon cou, de ma poitrine. Qu'éprouvais-je ? Rien, du dégoût ? Surement, tout ce que je voulais, c'est que cela ce termine au plus vite, me laissant seule, vacillante.
*
Je sentis dégouliner sur mon visage un liquide chaud et épais. Pour connaître la nature de cette matière, j'y approchai ma main, le toucha du bout des doigts et l'apportai à mes yeux: du sang. Je me tenais la tête, j'avais l'impression qu'en guise de cerveau je n'avais qu'un tambour, battant et rebattant contre la paroi sonorisé de mon crane. Quelle sensation horrible !
Que c'était-il passer ? Je ne me souvenais que de cela : Moi contre son corps, lui me serrant de force les mains se baladant non sans gêne. Je me rappelai avoir courue, courir à en perdre haleine, la pression de mes poumons contre ma cage thoracique, se gonflant, se dégonflant, ma gorge était sèche, mon c½ur battait, comme jamais. Et d'un coup, il s'arrêta. Je me revoyais tomber sur le sol, ma tête heurtant le coin d'un mur, puis plus rien.
Qu'était la suite ? Que c'était-il passer ? Je n'en savais rien. J'oubliai. D'une marche lente et saccadée, je rentrai chez moi.
*
Il faisait sombre, évidemment, il est minuit, je lis. « L'été américain » de Jean Joubert. Excellent livre, sur la seconde guerre mondiale, sujet m'intéressant au plus haut point. Je referme le livre, Il est finit. Finit. J'ai chaud, je me sens bien, mon c½ur bat, j'adore cela. Je m'étire, puis baille. Il est maintenant minuit et trente-sept minutes. Deux heures de français m'attendent, je comte bien avoir la pêche, j'ai à dire, des trois livres qu'il m'a conseillé. Je me tourne et me retourne je n'aurai pas du pensé a ses heures, car ce que je vois devant moi est son visage, me fixant de ses yeux clairs, il me sourit de ses dents blanches. J'ai peur, ma bonne humeur se réincarne en effroi. Pourquoi me hante-t-il ? Je veux qu'il s'en aille !
*
« Il arrivait devant moi, je devins écarlate. Étais-ce son revolver ou sa simple venue ... J'étais contre le sol, les mains attachées par de lourdes chaines, elles-mêmes fixées au mur. J'aperçus par la fenêtre que la lune était claire, presque pleine, peut être dans deux jours, peut être trois, pour moi, elle paraissait toujours aussi éblouissante, toujours aussi belle ... Elle était entourée de nuages, défilant avec une lenteur habituelle. Une brume opaque la cachait presque entièrement, comme pour la dévorer. Aucunes étoiles l'accompagnait, elle était seule ... Entièrement seule, avec un assaillant qui essayait tant bien que mal de l'engloutir dans les ténèbres, la nuit. Chaque nuits, il venait me détacher. Tandis qu'il se chargeait de cela, il me plaquais au sol, me disait :
_______- Qu'est ce que le jeu ?
Je ne répondais pas, étais-ce de l'ironie ? Qui étais-t-il ? Me violer par terre, puis recommencer, voilà la seule chose qu'il faisait. Peu à peu, j'en étais lasse, je me fichais de cela. Je me contentais d'observer la lune. Je ne pleurais pas, à quoi cela servirait ? Je m'en moquais, voilà bien des mois et des mois qu'il le faisait.
Je tombai néanmoins amoureuse de mon bourreau. Jamais il avait été brute, ce n'était qu'un jeu, auquel il s'y plaisait évidemment. Un amour que je tue, un amour qui me tuais. Lorsque ses mains parcourraient mon corps, je faisais preuve de dégoût, ce n'était pas la vérité. Je n'aimais pas, je le désirais.
Aujourd'hui, quand il eut fini son jeu, il pointa son arme vers ma tempe, positionna son doigt sur la gâchette. Il m'embrassa langoureusement, me murmura que je l'avais amusé, puis il resserra l'étreinte de son doigt. La balle partit, s'enfonça dans mon crâne, je put articulé un « Je vous aime », je vit un dernier sourire sarcastique sur ses lèvres. J'entendis le son de sa voix ... Le sang coulait, et ne s'arrêta pas. », la lecture de mon texte étant finit, je me remis à ma place, la sonnerie retentit, je rangeai mes affaires, mon professeur m'interpella.
_______- Pourquoi écris-tu des textes aussi lamentables en ce moment ?, sourit-t-il
_______- Pourquoi devrai-je vous faire plaisir ? répondis-je du tac au tac.
Il me fixa d'un regard approbateur, s'approcha de moi dangereusement. Je reculai.
_______- Tu as si peur de ses choses là ?
_______- Bien sur que non.
Il sourit de nouveau, me regarda avec insistance.
_______- Ne vous amusez pas à ça. Vous le regretteriez, on ne vous a pas dit que le détournement de mineur était interdit ?
_______- Pourquoi, tu as des vu sur moi ?
Je n'aimais pas son humour cynique à cet instant, il commençais à m'énerver. Il m'ouvrit la porte. Je l'a franchit, et il dit :
_______- Tu sais où trouvez mon hôtel, n'est ce pas ?
Je le regardai furieusement et partit comme une gamine à laquelle on vient de faire une mauvaise blague, j'irai le voir, oh ça oui ! Je vais même m'amuser, je ne vois pas de qu'elle manière je pourrais en user plus amusante.
*
Il est onze heures cinquante trois, je suis devant l'hôtel. Il fait froid, je me décide alors de rentrer. J'entrai, j'approchai du guichet et on m'adressa un morceau de papier, je le pris et lu :
« Tayuya, mourrez. ». Je le mis dans ma poche, et je sortit, à la sortie il était devant moi. Nos cheveux volait à cause de la brise. Je le regardais, il me regardait.
_______- Qu' as-tu compris ?
_______- Que vous m'aimez.
_______- Si ce n'étais pas le cas ?
_______- Vous êtes fou.
Il rigola, je le regardai froidement. Il me pris puis m'embrassa. Je le rejetai. Il poursuivit, je me débattit, sachant très bien que cela ne servait a rien, puisque je l'attendais.
*
J'étais dans un bain, la salle étant juste à côté de sa chambre, ma tête entre les mains je pensais ... Je pensais à ce que je venais de faire. Il était dans son lit, et moi, j'essayais désespérément de frotter ma peau, d'enlever chaque caresses, chaque baisers. Je n'y arrivais pas. La porte s'ouvrit. Il entra. Il se pencha vers moi puis m'embrassa. Il me montra un couteau, qu'il posa sur le coin de la baignoire. Je devins livide, il se lava les mains, s'agenouilla, puis pris le couteau dans les mains.
_______- Quand je t'ai demandé ce que tu avais compris, tu m'a répondu que je t'aimais ou bien que j'étais fou. A ton avis, quelle était la vérité ?
_______- Vous êtes fou.
_______- Non, c'était l'autre, la vérité est bien pire, je suis amoureux de toi, tu l'es aussi. Mais je te veux, rien qu'a moi. La seule façon, est la folie. La folie est humaine, l'amour l'est moins. Dans cette évidence, je ne serrais donc pas fou mais humain. Qu'en pense tu ?
_______- Qu'allez vous faire ?
_______- Faire ? Rendre ton amour éternel, humainement, en le traitant par la folie.
Il me pris les mains, et y déposa un baiser, puis la lame, il coupa délicatement mais nettement ma peau laiteuse et candide. Fit de même pour l'autre, et laissa le sang s'en échapper. Il sourit.
_______- Je vous aime, mais je suis humain.
Il partit, mon sang coula, ma tête bascula vers l'eau, mes narines touchant le liquide couleur rubis. Me suis-je noyé ? Ai-je perdu tout mon sang ?
« Je m'appelle Tayuya, je suis morte par amour. »
Dédié à Céline
Mello