Titre : Candide assassinat.
Auteur : Mello
Rating : +16
Genre : Drame/ Meurtre / O.S
Crédit : Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto
Mot de l'auteur : Cet O.S est très inspiré. J'avais longtemps eu envie de faire sortir la folie d'un assassin. L'art. C'est fait. Bâcle. Pardonnez.
O.S pour le concours d'
EliCandide assassinat.
« J'adore toutes formes de meurtres ».
*
Baignoire, remplie à ras bord, non pas d'eau, simplement de sang. Le liquide meurtri devait être serein quelques heures auparavant. Malencontreusement, le sang avait pris l'emprise de cette couleur passible, jusqu'à la dévorer, pour qu'on ne la reconnaisse plus. La pièce était vide, un pas dans celle-ci, et l'odeur et l'atmosphère vous gelait. Monotone et longiligne petite gouttelette d'eau qui tombera lorsque la buée se retira.. Un couteau taché de sang avait été posé délicatement sur le rebord de la baignoire. L'harmonie parfaite. Le suicide parfait. A une seule preuve contraignante. La signature : « Je recommencerais encore ♥ » , tout cela écrit avec le sang de la victime. Forcément, quand on est mort, on ne peut pas se tuer une deuxième fois, même si la victime l'assure, c'était impossible. Tout simplement, parce que ce n'était pas un suicide, oh non ... Un simple et bon meurtre. Un meurtre gras. Morbide, saignant, plutôt joli. Il s'était remis à l'œuvre. Il était plutôt spécial, mais il adorait ce qu'il faisait.
Quand il en parlait, ses yeux brillaient.
*
« - Vous êtes inculpé Monsieur, inculpé pour meurtre, vous en êtes conscient ? Demanda son avocat.
- Mitarashi ? Vous savez très bien que je l'ai tué. Pourquoi me posez-vous une question aussi inutile ?
- Comment voulez-vous que je défende ça ?
- Vous êtes avocate, non ? C'est votre boulot.
- Mon bouleau sert à défendre votre innocence. Vu que vous êtes coupable, il faut au moins que vous me disiez ce qui vous a poussé à commettre votre geste !
- J'aime tuer. J'adore ça. »
*
« - Pourquoi ?
Il éclata de rire. Il se demanda comment une question aussi simple pouvait paraître aussi stupide. Comment décrire cette sensation, ce n'était même pas de l'ironie. Pourquoi se moquerait-il de se qu'il créait, de ce qu'il œuvrait ? C'était un AS bon sang, pas le Valet, ni la Dame, ni le Roi, un AS ! C'était l'AS. Celui de sa génération.
Il se questionnait, pourquoi n'aimait-on pas son art. C'était absurde. Il répondit donc à cette question, pour leur expliquer, l'erreur était humaine, chaque humain n'avait pas l'intelligence requise pour parvenir à résoudre cette énigme. Le monde était très con.
- Pourquoi ? Si vous aviez vu sa peau, une si belle peau. Rien que redessiner son corps avec mes mains. Alors imaginez une lame. La plonger dans la chaire, l'enfoncer, tailler. Mmh ... Il respira profondément, sourit en coin, puis reprit : Elle était belle, une beauté inquiétante, que mon art n'a fait qu'accentuer. Je lui ai rendu service voyez-vous, une fois passer dans les mains d'un artiste, son objet n'en revient que plus beau, ici : on ne parle pas de beauté. On parle de spectacle. Mise en scène foudroyante, sentiment accablant, sang givré, les lèvres bleus, l'atmosphère prenante. Vous n'aimez pas ? Mon art jouit, il frappe, cogne. Il éclate tout ce que les autres font. Les meurtres : c'est ça, l'art. Je me trompe ? Quand on aime quelqu'un on le veut. Quand on veut quelque chose, on l'obtient. Or, si je la veux, je l'obtiens. Non ?
- Vous êtes misérable.
- Et vous, vous ne comprenez rien. »
*
Elle venait juste de s'endormir. Sa chevelure blonde et fauve dont elle tirait fierté, coulait le long de son corps, un corps nacre, la peau candide. Du lait, du blé. Nature. La lumière cruelle s'échappait de la fenêtre. L'aurore avait sonné. Viens ma douce, c'est l'heure. Non, tu ne te réveillera pas. C'est trop tard. C'était beau. Tu étais belle, je t'avais agrémentée.
Le blanc de ta peau, le rouge de ton sang. Candide, assassine. Laiteux, rubis. Nature-calme, haine-amour. Blanc, rouge.
Je t'aimais. Je regardai une dernière fois, du sang qui débordait. La mousse attaqué. Tes yeux clos. Tes lèvres sèches. On dirait presque que tu souriais, tu sais. Tendre Ino.
Féerie stupide. Tu resteras ma préférée. Celle exercée avec le plus de grâce. Le doigt sur tes lèvres, j'esquissais un sourire. Ange de la mort. Je m'en allais. Demain, je serais pris. Facile, c'était fait exprès.
*
Le 10 Juin 2009
A Tokyo,
Bonjour,
Mlle Mitarashi vous ne me consacrez pas assez de temps. Je ne vous ferez rien à vous. Ce ne serait pas de l'art. Crime banal dans une prison, overdose grotesque. Vous voyez un intérêt vous ?
J'aimais beaucoup cette femme. Ino ... C'est joli, non ?
Je l'ai entrainé au delà de la jouissance, au dessus de ce qu'elle voulait, au sommet : la mort.
Stupide mortalité, elle était seule, abandonnée, joliment accablée. Mon acte, était peut être innocent d'un côté, je l'aidais ...
Vous ne connaissiez rien de sa vie. Elle était originaire d'une famille aisée, promise à un avenir d'argent, tracé au crayon plume en or. Elle était prisonnière. Prisonnière d'un avenir qu'elle ne souhaitait pas. Elle voulait vivre, être libre ! Elle voulait briser ses chaînes, elle voulait partir. Crier, hurler, rugir ! Arracher sa vie. La mordre à pleine dents. Elle était la joie de vivre enfermée. Celle que je n'ai fait que libérer. Elle le voulait vous savez.
Pourtant, quand je tue, je tue parce que je le veux. Ni par pitié, ni par amour, ni pour aider. Simplement par caprice. Pour l'art. Pour la vie. Pour moi ! Je tue pour moi !
Vous savez ces pulsions. Elles me prennent, ce sont elles. Ce sont grâce à elles. Elle frissonnent. Mon sang bouille. Mon corps rentre en ébullition et : Paf ! Revolver, corde, poignard, ou simplement mes mains. Tout est bon. Tant que c'est spectaculaire.
Violence, amour, haine, colère. Sang, salive, larmes, sueur. Réunissons. Tout.
J'aime ce que je fais. J'aime ça. Oh oui !
Comme un homme qui vole.
Comme un aveugle qui voit.
Comme un muet qui parle.
Comme un manchot qui touche.
Comme un malentendant qui écoute.
Impossible. Mais on peut. On essaye. On cherche, persévère. On meurt. C'est fini. Tout s'arrange. Non ?
Il fait plutôt moche aujourd'hui.
Sasori Keishi.
*
Le jour du procès. Sasori éclata de rire, à la simple question : « Pourquoi ? ». Il l'avait déjà expliquer. Il n'allait pas le redire. Mais bon. L'amusement était une partie de plaisir, auquel il adorait faire appel. Alors il leur raconta. Combien c'était bon. Combien il aimait.
Une personne vomit. Une autre pleura,une autre sortit, une autre tomba à la renverse. Cela ne fit que redoubler son rire. Derrière les fenêtres vitrées du box des accusés. Il y avait plusieurs sortes de tueurs, ceux qui commettent des homicides involontaires, des meurtres que l'on a commet mais que l'on regrette amèrement, la folie, l'amour, la trahison, la perte de contrôle. Sasori lui, n'avait aucun des critères de ces raisons pour tuer : il tuait, parce qu'il le voulait. Peut être un peu de folie, mais surtout, de la passion. Magistrale passion. Bouillonnante à l'intérieur. Elle jaillit. Et pif, il tuait. Comme si c'était normal. C'était normal, de son point de vue.
Il trouvait ça drôle, au point d'être incapable de se retenir devant la famille de la victime. Puis tout d'un coup, il prit parole, il respira longuement et lâcha
:
« - Excusez-moi de mon comportement présomptueux et grossier. Mais sachez-Mesdames Marie-Sue, que j'ai tué votre fille, filleule, cousine, bref, de sang froid. Vous savez ce qu'elle a dit avant que je lui taillade les veines ? Un simple, merci. Elle haïssait sa vie. Elle vous détestait. Elle souffrait. Je me répète mais, ah ... C'était bon. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de tuer comme ça. C'était un réel plaisir. Sur ceux, je vous laisse la parole. »
Un débat commença, on insulta de toute part. La mère tomba en larme. Il la regarda avec dégout. Elle était pitoyable. Lui qui servait si bien les femmes.
*
« We don't need no education. We don't need no tought control ! »
Un son émanait faiblement cette chanson, la radio était vieille, elle allait surement lâcher. Tant pis.
Le refrain des Pink Floyd passait. Cri de guerre. Révolte.
Il voulait crier, hurler, se battre. C'était une guerre, bordel pourquoi ne l'écoutait-on pas ? Il voulait éclater cette terre, il voulait la liberté, il voulait la vie, il voulait tuer.
Le corps n'ayant plus pieds à terre, qui balançait au ras du sol. La corde autour du coup. Il n'était pas fier. Ce n'était pas beau. Mais, jamais il n'oublierait. Jamais il pourrait refaire ce qu'il a crée. L'œuvre la plus belle qu'il soit. Ino. Son soleil. Sa lumière. Son inspiration. Celle qui, en trois coups de lame, avait tout emporté avec elle. Inspiration, envie. Plus rien. Il l'a rejoindrait. Rien ne pourrait être plus beau. Il avait crée l'art. Il mourrait pour sa passion.
C'était un artiste. C'était lui. Il marqua son époque. Et son œuvre la plus connue, restera sur ce que l'on nomma : « Ino, infâme beauté ».
« All in all you're just another brick in the wall »
*
Mello