« Retour au blog de ii-lOve--narutO--fanfiic

« Je N'eprouve Pas Le Moindre Remord A Tuer Des Humains Ordinaires. D'ailleurs, Je Deteste Cette Terre Où Ils Pullulent. » ♫

 « Je N'eprouve Pas Le Moindre Remord A Tuer Des Humains Ordinaires. D'ailleurs, Je Deteste Cette Terre Où Ils Pullulent. » ♫
Titre : Folie littéraire
Auteur : Mello.
Genre : Drame
Rating : + 13 ou + 16, je ne sais pas.
Crédit : Les personnages ne sont pas les miens mais ceux de Masashi Kishimoto. Mr Hyde, des BB Brunes, pour deux petites phrases. Sachant que les caractère ont été modifié (O.O.C ) - Chapitre corrigé par mes bêta-lectrice, thank's -
Inspiration : Céline et "La fille aux semelles de plombs" de Jean Molla.


Je regardai avec une attention avide le mouvement répétitif de ses lèvres ; j'écoutai le son singulier de sa voix, scrutai chacune de ses paroles, les répétant dans ma tête sans interruption. La littérature ... Splendide. Chaque cours me permettait de m'évader. Lui, c'était mon professeur, de français bien évidemment. L'une des choses qui m'intéressait le plus chez lui, était sa manière de parler de Marivaux, de Montesquieu, de Rimbaud et de Voltaire, grands écrivains français. Mon attention se perturba lorsqu'une lourde mèche de cheveux retomba sur mon visage, m'empêchant de voir de l'½il gauche. Je remis furieusement ce négligemment rebelle, ayant troublé ma concentration.
Il leva les yeux vers moi, j'eus la tête haute. Pas question de se laisser faire. Je souris ironiquement à son égard, puis il me le rendit tendrement. Je détournai le regard, mais lui ne cessait de me regarder. Cela m'énervait, qu'il joue ainsi avec moi ...
La sonnerie retentit. Tout le monde se leva et se dirigea vers la porte. Je fis de même mais comme à mon habitude, mes pieds se dirigèrent jusqu'à son bureau. Pour parler, encore et toujours de littérature.

*

Devant moi, se tenait une tasse de café ; j'enlevai l'emballage de mon sucre et le laissai tomber vulgairement dans la boisson chaude avec un mouvement vague et habituel. Le sucre créa de fines ondes sur la surface liquide et brune, puis se décomposa, petits grains par petits grains. Je regardai cela avec attention, puis apportai le breuvage à mes lèvres, sentant la chaleur et l'odeur suaves de celui-ci.

« Tu as vu comment il te regardait, s'exclama Kin.

- Je réfléchissais, tu m'as coupée dans ma réflexion. Non, je n'ai pas vu. Non, il ne m'intéresse pas. Et oui, j'aimerais que tu me laisses tranquille D'autres questions ? répondis-je sèchement. »

Elle me regarda d'un air béat. Elle soupira et marmonna quelque chose d'à peine audible. Je savais très bien de qui elle parlait. Il ne m'intéressait pas, j'en étais convaincue.

« - Tayu ! Je t'aime ! »


Il ne manquait plus que lui. Sakon, devant moi, souriait ironiquement. Quand arrêterait-il ses conneries ? Il m'énervait, que voulait-il à la fin ? Je l'aimais bien mais bon. Il me demanda s'il pouvait me raccompagner. Pour qu'il me lâche je répondis favorablement. Il eut un sourire en coin, je n'y fis point attention.

*

Nous marchions, il me racontait plein de choses sans importance que je n'écoutais que distraitement. Il se tut. Cela me surprit. Bizarre, lui qui était si excité d'habitude. Nous entrâmes dans une ruelle étroite où le bourdonnement des voitures se faisait de plus en plus sourd. Soudainement, il me plaqua contre le mur et lâcha presque furieusement :

« Qu'est ce que je suis pour toi ? Hein ? Juste un emmerdeur, c'est ça ? »

Je fus étonnée de son ton puis resta interdite. Il avait raison, il ne me servait qu'à me raccompagner, et encore. Des fois il me saoulait mais quand même, je l'appréciais sans plus ...
A cet instant, il m'embrassa avec force et resserra son étreinte. J'avais peur. Je ne comprenais pas. J'essayai de me débattre, sans succès, ses gestes se faisaient de plus en plus entreprenants et gênants. Je lui priai d'arrêter. Il fit comme si de rien n'était et continua. Ses mains se posèrent le long de ma taille et d'un seul coup, il déchira ma chemise, violemment. Je tremblais, je voulais crier, hurler, aucun son ne sortait. Mes yeux s'humidifièrent, des larmes coulèrent le long de mon visage. Ma tête tournait. Quelques cheveux s'accrochaient à mes joues humides, ses lèvres me parcourant, descendant le long de mon cou, de ma poitrine. Qu'éprouvais-je ? Rien, sinon du dégoût ? Sûrement. Tout ce que je voulais était que cela se termine au plus vite, et qu'il me laisse seule, vacillante.

*

Je sentis dégouliner sur mon visage un liquide chaud et épais. Pour connaître la nature de cette matière, j'y approchai ma main, le touchai du bout des doigts et l'apportai à mes yeux : du sang. Je me tenais la tête, j'avais l'impression qu'en guise de cerveau je n'avais plus qu'un tambour, battant et rebattant contre la paroi sonorisée de mon crâne. Quelle sensation horrible !
Que s'était-il passé ? Je ne me souvenais que de cela : moi contre son corps, lui me serrant de force les mains, se baladant, non sans gêne. Je me rappelai avoir couru, couru à en perdre haleine, la pression de mes poumons contre ma cage thoracique, se gonflant, se dégonflant. Ma gorge était sèche, mon c½ur battait, comme jamais. Et d'un coup, il s'arrêta. Je me revoyais tomber sur le sol, ma tête heurtant le coin d'un mur, puis plus rien.
Qu'était la suite ? Que s'était-il passé ? Je n'en savais rien. J'oubliai. D'une marche lente et saccadée, je rentrai chez moi.

*

Il faisait sombre, évidemment. Il était minuit, je lisais « L'été américain » de Jean Joubert. Excellent livre, sur la seconde guerre mondiale, sujet m'intéressant au plus haut point. Je refermai le livre, Il était fini. Fini. J'avais chaud, je me sentais bien, mon c½ur battait, j'adorais cela. Je m'étirai, puis bâillai. Il était maintenant minuit et trente-sept minutes. Deux heures de français m'attendaient, je comptais bien avoir la pêche. J'avais à lire trois livres qu'il m'avait conseillés. Je me tournai et me retournai. Je n'aurais pas dû penser à ces heures car ce que je voyais devant moi était son visage, me fixant de ses yeux clairs. Il me sourit de ses dents blanches. J'avais peur, ma bonne humeur se réincarnait en effroi. Pourquoi me hantait-il ? Je voulais qu'il s'en aille !

*

« Il arrivait devant moi, je devins écarlate. Était-ce son revolver ou sa simple venue ... J'étais contre le sol, les mains attachées par de lourdes chaînes, elles-mêmes fixées au mur. Je vis par la fenêtre que la lune était claire, presque pleine. Peut-être dans deux jours, peut-être dans trois, pour moi, elle paraissait toujours aussi éblouissante, toujours aussi belle ... Elle était entourée de nuages, défilant avec leur lenteur habituelle. Une brume opaque la cachait presque entièrement, comme pour la dévorer. Aucune étoile ne l'accompagnait, elle était seule ... Entièrement seule, avec un assaillant qui essayait tant bien que mal de l'engloutir dans les ténèbres, la nuit. Chaque nuit, il venait me détacher. Tandis qu'il se chargeait de cela, il me plaquait au sol, me disait :

« Qu'est-ce que le jeu ? »



Je ne répondais pas, était-ce de l'ironie ? Qui était-il ? Me violer par terre, puis recommencer, voilà la seule chose qu'il faisait. Peu à peu, j'en étais lasse, je me fichais de cela. Je me contentais d'observer la lune. Je ne pleurais pas, à quoi cela servirait-il ? Je m'en moquais, voilà bien des mois et des mois qu'il le faisait.
Je tombais néanmoins amoureuse de mon bourreau. Jamais il n'avait été brute, ce n'était qu'un jeu, auquel il s'y plaisait évidemment. Un amour que je tue, un amour qui me tuait. Lorsque ses mains parcouraient mon corps, je faisais preuve de dégoût. Ce n'était pas la vérité. Je ne l'aimais pas, je le désirais.
Ce jour-là, lorsqu'il eut fini son jeu, il pointa son arme vers ma tempe, positionnant son doigt sur la gâchette. Il m'embrassa langoureusement, me murmura que je l'avais amusé, puis il resserra l'étreinte de son doigt. La balle partit, s'enfonça dans mon crâne. Je pus articuler un « Je vous aime ». Je vis un dernier sourire sarcastique sur ses lèvres. J'entendis le son de sa voix ... Le sang coulait, et ne s'arrêtait pas. »
, la lecture de mon texte étant finie, je me remis à ma place. La sonnerie retentit. Je rangeai mes affaires, mon professeur m'interpella.

« Pourquoi écris-tu des textes aussi lamentables en ce moment ?, sourit-t-il

- Pourquoi devrai-je vous faire plaisir ? répondis-je du tac au tac. »

Il me fixa d'un regard approbateur, s'approcha de moi dangereusement. Je reculai.

« Tu as si peur de ces choses là ?

- Bien sur que non. »

Il sourit de nouveau, me regarda avec insistance.

« Ne vous amusez pas à ça. Vous le regretteriez, on ne vous a pas dit que le détournement de mineur était interdit ?

- Pourquoi, tu as des vues sur moi ? »

Je n'aimais pas son humour cynique à cet instant, il commençait à m'énerver. Il m'ouvrit la porte. Je la franchis, et il dit :

« Tu sais où trouvez mon hôtel, n'est ce pas ? »

Je le regardai furieusement et partis comme une gamine à laquelle on venait de faire une mauvaise blague.J'irais le voir, oh ça oui ! Je m'amuserais même, je ne voyais pas de quelle manière je pourrais en user plus amusante.

*

Il l'aiguille s'ébranla et indiqua onze heures cinquante-trois. J'étais devant l'hôtel. Il faisait froid, je me décidai alors de rentrer. J'entrai, j'approchai du guichet et on m'adressa un morceau de papier. Je le pris et lu :
« Tayuya, mourrez. ». Je le mis dans ma poche et je sortis. A la sortie, il me surplombait. Nos cheveux volaient à cause de la brise. Je le regardais, il me regardait.

« Qu'as-tu compris ?

- Que vous m'aimiez.

- Si ce n'étais pas le cas ?

- Vous êtes fou. »
Il rigola, je le regardai froidement. Il me prit puis m'embrassa. Je le rejetai. Il poursuivit, je me débattis, sachant très bien que cela ne servait à rien puisque je l'attendais.

*

J'étais dans un bain, la salle étant juste à côté de sa chambre. Ma tête entre les mains, je pensais ... Je pensais à ce que je venais de faire. Il était dans son lit, et moi, j'essayais désespérément de frotter ma peau, d'enlever chaque caresse, chaque baiser. Je n'y arrivais pas. La porte s'ouvrit. Il entra. Il se pencha vers moi puis m'embrassa. Il me montra un couteau, qu'il posa sur le coin de la baignoire. Je devins livide. Il se lava les mains, s'agenouilla, puis prit le couteau entre ses mains.

« Quand je t'ai demandé ce que tu avais compris, tu m'as répondu que je t'aimais ou bien que j'étais fou. A ton avis, quelle était la vérité ?

- Vous êtes fou.

- Non, c'était l'autre. La vérité est bien pire, je suis amoureux de toi, tu l'es aussi. Mais je te veux, rien qu'à moi. La seule façon, c'est la folie. La folie est humaine, l'amour l'est moins. Dans cette évidence, je ne serais donc pas fou mais humain. Qu'en penses-tu ?

- Qu'allez-vous faire ?

- Faire ? Rendre ton amour éternel, humainement, en le traitant par la folie. »

Il me prit les mains et y déposa un baiser, puis la lame. Il coupa délicatement mais nettement ma peau laiteuse et candide. Il en fit de même pour l'autre et laissa le sang s'en échapper. Il sourit.

« Je vous aime mais je suis humain. »

Il partit. Mon sang coulait, ma tête bascula vers l'eau, mes narines touchant le liquide couleur rubis. Me suis-je noyée ? Ai-je perdu tout mon sang ?

« Je m'appelle Tayuya, je suis morte par amour. »






Mello

# Posté le samedi 06 juin 2009 09:07

Modifié le dimanche 16 août 2009 10:37

« Article précédent : Fuck You Exorsite ♥

Article suivant : «Finirons nous ... Au paradis ... Ou en enfer... »